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Diagnostic amiante les nouvelles mesures de protection à instaurer

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La réglementation canadienne semble relativement simple par rapport à une réglementation américaine, relativement touffue, mais très protectrice. Le problème de fond de cette réglementation, qui semble parfaite sur le papier, c'est son application effective. Elle est néanmoins indispensable et il est bon qu'en France, une telle réglementation, qui détermine en fonction de la nature du travail les mesures de protection à prendre, ait été préparée par l'INRS. Il conviendra de l'évaluer, et surtout d'évaluer son application effective ultérieurement.

Toutefois, la complexité intrinsèque du système et la difficulté de son contrôle dans le secteur 3 nous amènent à penser qu'il vaudrait mieux s'orienter vers des mesures plus simples qui pourraient s'avérer plus efficaces à l'usage.

Outre une information plus active par la profession et une formation à mettre en place dans les écoles professionnelles, il faut établir des plans de gestion de l'amiante dans les immeubles ayant pour objet une information des occupants et des personnels de maintenance et d'entretien. Il faut également mieux avertir les ouvriers occasionnels de la présence d'amiante dans les bâtiments pour permettre de prévoir la protection adaptée au type de travail effectué et, plus généralement, évoluer vers un outillage qui soit générateur de moins de poussières.


- des plans de gestion des bâtiments amiantés

Les plans de gestion des bâtiments amiantés devraient comprendre une information de tous les occupants ainsi qu'une formation des personnels habituels de maintenance et d'entretien. Ils préciseraient les localisations de l'amiante, ses effets sur la santé, les opérations à ne pas faire en présence d'amiante et les précautions à prendre en cas de travaux de maintenance.


- un plan de sécurité amiante

La première sécurité du travailleur qui intervient dans un bâtiment, c'est sa connaissance des emplacements où se situe l'amiante. Certes, le chef d'entreprise doit s'être fait communiquer l'emplacement des flocages et des calorifugeages, mais l'information peut mal circuler ou être oubliée. Elle ne concerne pas, pour l'instant, les autres matériaux amiantés.

Une information visuelle, lisible par tous les travailleurs, à l'instar du plan de sécurité incendie obligatoire, nous paraît une solution intéressante pour une protection efficace des travailleurs. La représentation (avec une couleur différente) des endroits floqués et calorifugés, mais également, dans l'optique d'une extension de l'inventaire, celle des endroits où se trouvent les autres matériaux amiantés pourrait être faite sur le plan de sécurité incendie. Il faut créer chez le travailleur le réflexe d'une consultation de ce document avant tous travaux dans le bâtiment.


- une évolution vers un outillage générateur de moins de poussières

Il faudrait absolument susciter de la part des travailleurs une nouvelle attitude vis-à-vis des poussières : une attitude de protection générale contre les poussières puisque l'on sait, aujourd'hui, que les poussières sont dangereuses (par exemple, les poussières de silice cristalline, matériau qui a été classé comme cancérogène par le CIRC en octobre 1996). Il est vrai que ce n'est pas la philosophie habituelle du secteur bâtiment, qui est plus préoccupé du résultat à atteindre que de la propreté ou de la sécurité du chantier. C'est probablement une oeuvre de longue haleine à entreprendre, mais elle pourrait être facilitée par l'emploi d'un outillage mieux adapté, avec aspiration de poussières à la source. Cela se pratique dans d'autres pays étrangers (Pays-Bas, notamment). Il serait bon d'aider au développement de l'utilisation d'un tel outillage.