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Diagnostic amiante b) la production de ces différentes fibres

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Les valeurs limites d'exposition (valeurs moyennes sur huit heures) recommandées par le ministère des Affaires sociales pour les fibres de substitution ont été abaissées, depuis le 1er janvier 1997, à 1 f/ml pour les laines de verre, de roche et de laitier et à 0, 6 f/ml pour les fibres céramiques réfractaires. Ce ne sont pas des valeurs réglementées mais de simples recommandations.

Il est donc important, au-delà de ces recommandations, de connaître les valeurs réelles d'exposition sur les lieux de travail. Cependant, il est bien difficile d'apprécier l'empoussièrement réel car des mesures n'ont été réalisées dans les entreprises que depuis une vingtaine d'années.

Dans les usines de production, la concentration des fibres dans l'air augmente lorsque le diamètre moyen de la fibre en cours de production diminue. Les concentrations moyennes enregistrées sur les lieux de travail sont comprises entre 0,003 et 0,5 f/ml pour la production de filaments continus, entre 0,01 et 2 f/ml pour la laine d'isolation (la plupart des valeurs étant inférieures à 1 f/ml) et entre 0,05 et 10 f/ml pour les fibres céramiques réfractaires et les microfibres à usage spécial.

S'agissant des utilisateurs de ces fibres, il convient de distinguer les ouvriers de la production des travailleurs de l'utilisation finale du produit (poseurs de rouleaux ou de panneaux de laines de verre ou de roche, notamment). Bien qu'on ait détecté quelques taux élevés, les taux sont généralement inférieurs à 1 f/ml pendant la phase de production. En revanche, les taux d'exposition des travailleurs de l'utilisation finale du produit sont moins bien connus. Si les données concernant la pose de matériaux neufs montrent des niveaux dépassant peu ceux de la production, les émissions d'aérosols à partir des interventions sur des matériaux anciens (donc plus friables) n'ont pas fait l'objet d'évaluations systématiques. Or, il y a un risque potentiel d'exposition plus important en l'absence d'une part de mesures de contrôle atmosphérique et d'autre part d'une formation appropriée de ces travailleurs. On retrouve la même difficulté que pour l'amiante : la difficulté d'appliquer et de contrôler le respect de valeurs limites dans le secteur 3 et dans les activités de bricolage.

S'agissant des bâtiments publics et des maisons, les mesures effectuées ont été très peu nombreuses. On peut cependant s'attendre à des valeurs comprises entre 0,1 f/l et 1 f/l.